Tous corps d'état · Paris
Une rénovation d'exception mobilise des dizaines d'artisans aux métiers très différents. Notre rôle de contractant général : les choisir, les coordonner et en répondre — sous un contrat unique. Voici les seize lots que nous pilotons.
Curage et dépose maîtrisés, dans le respect du bâti existant.
Ouvertures, reprises structurelles, maçonnerie.
Cloisons, faux plafonds, moulures et corniches restaurées.
Réseaux repris à neuf, tableaux, éclairage architectural.
Alimentation, évacuations, colonnes.
Chauffage, ventilation, climatisation.
Portes, fenêtres, boiseries.
Armoires, bibliothèques, cuisines.
Finition brillante, mate ou velours.
Carrelage et faïence.
Parquet, ponçage, vitrification.
Plans, vasques, sols.
Verrières, garde-corps, ferronnerie fine.
Simple, double vitrage, miroirs sur mesure.
Salles d'eau, terrasses.
Éclairage, volets, ambiances pilotés.
Les cartes ci-dessus résument ; voici la réalité du métier. Chaque lot a ses règles de l'art, ses délais incompressibles et son moment précis dans le séquencement d'un chantier. C'est cet enchaînement — qui intervient quand, après qui, en coordination avec qui — qui fait la différence entre une rénovation maîtrisée et un chantier qui dérape.
Tout chantier de rénovation lourde commence par un curage complet : dépose des cloisons, des sols, des réseaux obsolètes et des équipements, jusqu'à revenir au bâti nu. Dans un immeuble parisien, ce lot exige des protections soignées des parties communes, une gestion rigoureuse des gravats et un phasage compatible avec la vie de la copropriété. C'est aussi le moment de vérité : le curage révèle l'état réel des structures et permet d'ajuster les lots suivants avant qu'ils n'engagent le planning.
Ouverture de murs porteurs, pose de poutrelles métalliques, reprise de planchers, création de trémies : le gros œuvre transforme le plan avant même que les autres métiers n'entrent en scène. Sur un appartement haussmannien comme notre chantier St Georges — 145 m² restructurés —, chaque ouverture est validée par une étude de structure et exécutée dans les règles de l'art. Ce lot conditionne tous les autres : tant que la structure n'est pas stabilisée, aucun réseau ne se pose.
La plâtrerie redessine les volumes : cloisons, doublages, faux plafonds destinés à accueillir réseaux et éclairage encastré. Le staff, lui, relève de l'ornement : corniches, moulures et rosaces restaurées ou recréées à l'identique, un savoir-faire indissociable de l'appartement parisien. Ce lot s'intercale entre le passage des réseaux — qu'il vient refermer — et les finitions, qui exigent des supports parfaitement dressés. Un plâtrier exigeant fait gagner des jours au peintre.
Dans une rénovation complète, l'installation électrique est reprise à neuf selon la norme NF C 15-100 : tableau, circuits, prises, liaisons équipotentielles. Le haut de gamme s'y joue dans l'éclairage architectural — gorges lumineuses, appliques, variation — et dans l'anticipation : chaque point lumineux, chaque prise est positionné sur plan avant la fermeture des cloisons. L'électricien intervient donc tôt, en gaines et boîtiers, puis revient en fin de chantier pour l'appareillage et les réglages.
Alimentations, évacuations, reprises de colonnes : la plomberie se joue en deux temps. D'abord les réseaux en attente, encastrés avant la fermeture des cloisons et des sols ; puis la pose des appareils, une fois carrelage et marbrerie en place. Les implantations — douche à l'italienne, robinetterie encastrée, double vasque — sont figées dès les plans d'exécution, car chaque centimètre compte lorsque le marbrier vient tailler ses plans sur mesure.
Chauffage, ventilation et climatisation forment un lot discret mais structurant : les gaines d'une climatisation gainable ou d'une ventilation mécanique dimensionnent les faux plafonds et les soffites dessinés par le plâtrier. Ce dialogue entre CVC et plâtrerie se règle sur plan, jamais sur le chantier. Sur notre rénovation du Trocadéro — 227 m², 10 mois, seize corps d'état —, l'intégration des réseaux aérauliques a été arbitrée dès la conception pour ne sacrifier ni hauteur sous plafond ni moulures.
Portes toute hauteur, restauration des menuiseries anciennes, plinthes, habillages : la menuiserie intérieure donne son dessin à l'appartement. En rénovation haussmannienne, elle consiste souvent à restaurer l'existant — portes moulurées, crémones, parquets de seuil — et à créer le neuf dans le même vocabulaire, pour que l'œil ne distingue pas l'ancien du contemporain. Le menuisier travaille sur des supports finis par le plâtrier et précède le peintre, qui viendra unifier l'ensemble.
Bibliothèques, dressings, cuisines, salles de bains menuisées : l'agencement est le lot qui distingue une rénovation haut de gamme d'une simple remise à neuf. Chaque pièce est dessinée en plans d'exécution, fabriquée en atelier, puis posée au millimètre. Il exige une coordination fine avec l'électricien — éclairage intégré, prises invisibles — et avec le plombier lorsque l'agencement reçoit un point d'eau. C'est aussi le lot où se joue une grande part du budget d'une rénovation d'appartement à Paris.
La peinture ne représente que quelques semaines de chantier, mais elle porte le regard du client : tout défaut de support s'y lit. D'où l'importance de la préparation — rebouchage, ratissage, ponçage — qui pèse davantage que la mise en couleur elle-même. Finitions mate, velours ou laquée selon les pièces, boiseries traitées différemment des plafonds : le peintre intervient en fin de chantier, après le passage de tous les autres corps d'état, et signe la qualité perçue de l'ensemble.
Carrelage et faïence habillent salles de bains et cuisines dans le respect des DTU : supports plans, collage adapté au format, joints calibrés. Sur les grands formats ou les pierres fragiles, le calepinage — la répartition des carreaux, des coupes et des joints — est dessiné avant la pose, pièce par pièce. Ce lot suit immédiatement l'étanchéité, qu'il vient recouvrir, et précède la pose des appareils sanitaires et de la robinetterie.
Le parquet reste le sol emblématique de l'appartement parisien : restauration des lames anciennes, ponçage, vitrification ou huilage, ou pose neuve en point de Hongrie ou à bâtons rompus. La pose exige un support sec et une hygrométrie contrôlée — le bois arrive parmi les derniers lots, une fois les travaux humides achevés. Les jonctions avec le marbre ou le carrelage sont traitées en barres discrètes ou en coupes franches, dessinées à l'avance.
Plans de travail, vasques taillées dans la masse, sols en pierre, habillages de salles de bains : la marbrerie apporte la matière noble. Chaque pièce est relevée par gabarit sur le chantier, puis découpée et polie en atelier avant la pose. Les réservations — percements de robinetterie, évacuations — sont coordonnées avec le plombier en amont, car la pierre ne pardonne aucune approximation. Le marbrier intervient après le carreleur et avant la pose des sanitaires.
Verrières d'atelier, garde-corps, portes métalliques, ferronnerie fine : la métallerie structure les volumes ouverts sans les cloisonner. Les ouvrages sont fabriqués sur mesure, à partir de cotes relevées une fois la plâtrerie achevée — un tableau qui bouge de quelques millimètres suffit à fausser une verrière. La finition, thermolaquage ou peinture, est choisie en cohérence avec la quincaillerie et les luminaires pour tenir la ligne décorative du projet.
Miroirs sur mesure toute hauteur, parois de douche, vitrages de verrières, remplacement de simples vitrages par du double : la vitrerie intervient sur des cotes finies, en toute fin de chantier. Les miroirs collés exigent des supports parfaitement plans, livrés par le plâtrier et le peintre ; les parois de douche se posent après le carrelage et l'étanchéité. Un lot court, mais qui ne tolère aucune approximation au moment de la prise de cotes.
Invisible une fois le chantier livré, l'étanchéité est pourtant l'un des lots les plus engageants : systèmes d'étanchéité liquide ou nattes sous carrelage dans les douches à l'italienne, traitement des terrasses et des balcons. Elle s'exécute entre la plomberie en attente et la pose du carrelage, avec des temps de séchage incompressibles. C'est typiquement le lot couvert par notre assurance décennale de 5 000 000 € : une malfaçon ici se paie des années plus tard.
Éclairages scénarisés, volets et stores motorisés, ambiances programmées : la domotique se décide en conception, pas en finition. Chaque commande, chaque scénario suppose un câblage anticipé dès le lot électricité — impossible à reprendre une fois les cloisons fermées. Nous l'avons également déployée en contexte professionnel, sur un bureau médical de 210 m² classé ERP5, où le pilotage des ambiances devait cohabiter avec les contraintes d'exploitation. Le paramétrage final se fait à la livraison, avec le client.
Seize lots, un seul planning, une seule responsabilité : c'est précisément ce que recouvre notre rôle de contractant général à Paris. Pour savoir ce que représenterait votre projet — périmètre, durée, ordre de grandeur —, décrivez-le-nous : nous formulons une première estimation sous 48 h.
Sur notre chantier du Trocadéro — 227 m², 10 mois — ces seize corps d'état se sont enchaînés sans un jour de flottement, parce qu'un seul pilote portait le planning, le budget et le résultat. C'est tout le sens du contrat de contractant général : chaque lot est choisi, coordonné et garanti par W.A.R.D, sous une assurance décennale de 5 000 000 €.
Vous hésitez encore entre un architecte avec des entreprises séparées et un contrat unique ? Nous avons comparé les deux montages honnêtement.
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